Bruxelles…

 

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La tristesse et l’incompréhension sont telles que j’ai du mal à trouver les mots.

Tant de vies fauchées, de corps et d’âmes meurtris à jamais, de familles brisées, à Bruxelles, à Paris, mais aussi partout dans le monde où la folie furieuse frappe des innocents sans discernement, parce qu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Pourquoi ?

Les mots me manquent, c’est pourquoi je reprendrai ceux du grand Jacques, dont ma chanson préférée était Bruxelles quand j’étais enfant. Je la trouvais entraînante et rigolote. Je n’en comprenais pas vraiment les paroles.

Cette chanson nous dit qu’il est possible de vivre, de rire et de rester optimiste même quand tout semble désespéré.

Alors aimons-nous les uns les autres Bordel de Merde (comme le disait l’autre), rêvons, chantons, dansons… et Bruxellons !

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Place de Broukère on voyait des vitrines
Avec des hommes des femmes en crinoline
Place de Broukère on voyait l’omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l’impériale
Le cœoeur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il était militaire
Elle était fonctionnaire
Il pensait pas elle pensait rien
Et on voudrait que je sois malin

C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l’impériale
Le coeœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l’avait laissé faire
Ils l’avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles dansait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l’impériale
Le cœoeur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j’aie le moral

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

 

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