Jupe Hedda La Maison Victor

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

Je n’ai jamais porté de jupe mi-longue de toute ma vie. Comme je suis petite, je me suis toujours dit que ça ne m’allait pas. En plus de ça, ce n’était pas vraiment tendance jusqu’il n’y a pas si longtemps. Pendant mon adolescence, dans les années 2000 (oui ça commence à dater), la jupe mi-longue était un peu connotée « Tata Georgette ». C’était pas le comble de l’élégance. Remarque, le survet en peau de pêche et les Buffalos non plus, mais c’est facile de dire ça aujourd’hui avec 20 ans de recul.

Bref, la mode n’étant qu’un éternel recommencement, le look Paris Hilton époque Simple Life reviendra certainement un jour et la jupe mi-longue, ou plutôt la jupe midi, puisque c’est comme ça qu’on dit aujourd’hui, est à nouveau absolument chic et désirable  (le mum jeans aussi, pourtant c’était pas gagné). Comme d’habitude, il m’a fallu un peu de temps pour intégrer cette « nouvelle » tendance puis pour oser l’intégrer dans ma garde-robe.

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

Tout ça pour vous expliquer que j’ai cousu ma première jupe mi-longue. L’opération a été ponctuée de quelques phases de doute, je ne vous le cache pas.

Le modèle

Quand j’ai découvert la jupe Hedda dans l’édition de janvier-février 2020 de La Maison Victor, j’ai senti que ce modèle avait du potentiel, même si je trouve la version présentée dans le magazine un peu lourde (peut-être en raison de l’association avec le sweat, mais qui sait, peut-être que dans 6 mois je ne porterai plus que des jupes mi-longues avec des sweats donc je ne vais pas trop critiquer non plus).

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Comme j’avais un grand coupon d’un beau lainage qui ne m’avait rien coûté (il faisait partie d’un « don » très conséquent qui a largement nourri mon stock) et dont je ne savais pas trop quoi faire, je me suis dit que c’était l’occasion de tester quelque chose de nouveau. C’est moins râlant de louper son coup dans un tissu acquis gratuitement que dans un cachemire à 85 euros le mètre.

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

La jupe Hedda est donc une jupe mi-longue, assez évasée, toute simple. Un devant et un dos identiques, une ceinture et c’est tout. Un modèle pas compliqué, rapide à décalquer, à couper et à coudre. Tout ce qu’il me faut !

Le tissu

La jupe Hedda est prévue pour être cousue en jersey mais il est précisé qu’on peut l’adapter à un tissé à condition d’ajouter un fermoir sur le côté. Comme je voulais absolument utiliser mon lainage en stock, j’ai choisi cette deuxième option.

Ce lainage de couleur noisette, un ton que j’adore, a probablement au moins 30 ans, voire peut-être plus. C’est un tissu de grande qualité, comme souvent pour les tissus vintage, assez épais et en même temps très souple, avec un relief discret de fines côtes obliques.

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

Le seul petit problème est que je n’ai pas vraiment tenu compte de ce qu’implique d’utiliser un tissé plutôt qu’une maille en termes d' »enfilage ». La Maison Victor me dit « mets un fermoir et puis c’est bon », je fais… Erreur de débutante ! j’aurais dû ajouter un peu d’aisance, parce que je me suis retrouvée avec un vêtement bien trop étroit pour pouvoir l’enfiler. Heureusement, j’avais quand même prévu des marges de couture d’1,5 cm  et j’ai donc pu les réduire de moitié. Mais c’est pas si facile de coudre un fermoir invisible sur une marge de couture de 0,7 cm.

Au final, j’ai gagné les quelques centimètres qui me manquaient pour pouvoir remonter mon fermoir jusqu’en haut, c’est le principal. Le fermoir en question vient de mon stock aussi, je ne sais plus où je l’avais récupéré. Ma nouvelle jupe m’a donc coûté le prix d’une bobine de fil, soit 3,75 euros.

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

Jupe Hedda La Maison Victor par Laissons Lucie Faire

De la nécessité d’investir dans un arrondisseur

3,75 euros, enfin presque. J’ai quand même dû faire quelques frais pour obtenir un beau résultat.

Cela fait maintenant 7 ans que je couds intensivement (et 6 ans que j’ai ouvert ce blog !), mais je n’ai pourtant jamais pris la peine d’investir dans un arrondisseur, cet outil qui permet d’avoir un ourlet parfait, de même longueur devant, derrière et sur les côtés malgré les courbes de la silhouette (ventre, dos cambré, fesses plus ou moins rebondies…)

Je connais pourtant bien ce petit objet ma foi fort pratique puisque ma prof de couture en emporte un au cours et nous invite à l’utiliser régulièrement. Le principe est simple : un genre de « bec » contenant de la poudre de craie est fixé sur une tige verticale et peut être glissé selon la hauteur voulue. On place le bec à proximité du vêtement porté et on appuie sur une petite pompe qui envoie de l’air dans un tuyau relié au bec, lequel envoie alors de la craie sur le tissu et marque une ligne à l’endroit précis où l’ourlet doit être réalisé. L’ourlet obtenu tient ainsi parfaitement compte des courbes du corps et est parfaitement régulier.

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Comme d’habitude lorsque je couds chez moi et pas au cours, j’ai donc fait l’impasse sur cette étape d' »arrondissage » (je ne sais pas si ça se dit). Et bien mal m’en a pris ! Parce que je me suis retrouvée avec un ourlet très inégal, bien plus long sur les côtés. J’aurais pu attendre le prochain cours pour bénéficier de l’arrondisseur de ma prof, mais cela impliquait d’attendre plusieurs semaines (un cours par mois, quand tout va bien parce que je suis régulièrement empêchée) mais je me suis dit qu’après toutes ces années de pratique, il était peut-être temps d’investir dans mon propre arrondisseur.  J’ai donc passé commande en ligne.

Une fois l’objet réceptionné, restait à régler un petit détail : former un « opérateur d’arrondissage », parce que oui, marquer soi-même son vêtement alors qu’on le porte et qu’on est censé resté droite, c’est compliqué.

Et qui s’y est collé je vous le demande ? Qui ? Eh bien celui qui est toujours là, à mes côtés, depuis bientôt 15 ans ; celui qui se cache derrière toutes les photos de ce blog et qui sait et anticipe que je voudrai tel détail de poche, de doublure, de bouton ; celui qui me donne son avis sur toutes mes réalisations, toujours avec bienveillance mais avec un sens critique tout à fait opportun. Bref, le seul et unique Capitaine (avant je disais « Lieutenant », je n’ai pas changé de mec, il a juste pris du galon et si je continue à l’appeler « le Lieutenant » il va être fâché).

Le Capitaine s’est donc appliqué à l’arrondissage de ma jupe, avec une précision toute militaire. C’était évidemment une première pour lui (on arrondit peu de jupes en caserne) mais on dirait qu’il a fait ça toute sa vie.

Bref, j’ai dû recouper jusqu’à 2 centimètres aux côtés pour obtenir un ourlet droit, ce qui est beaucoup je trouve.

Bilan

J’aime beaucoup ma jupe Hedda, au look légèrement 70’s. Je la porte avec des bottes à talons marron que j’ai achetées il y a plus de dix ans. Vu ma petite taille, les talons s’imposent sinon ça tasse.

Jupe Hedda La Maison Victor et Plantain Deer and Doe par Laissons Lucie Faire

Jupe Hedda La Maison Victor et Plantain Deer and Doe par Laissons Lucie Faire

J’aime bien aussi l’associer avec mon t-shirt Plantain crème (que je ne vous avais pas encore montré, voilà qui est fait) ou avec un petit pull fin noisette, acheté chez Promod il y a, oh, je ne sais pas moi, 11, 12 ans ? Oui je garde les choses très longtemps, c’est l’avantage quand on achète du classique. Et oui, je suis plutôt soigneuse.

En fait, cette jupe me fait penser aux jupes à carreaux que ma mamy portait dans les années 70 et 80. Et ça n’est pas péjoratif, ma mamy avait beaucoup de style. J’ai fait quelques recherches sur le net pour trouver quelques exemples mais je n’ai pas trouvé grand chose. Juste cette photo, qui me semble plutôt bien illustrer le style de l’époque :

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Je sais, c’est vintage à souhait, mais moi j’adore. Et puis elle a l’air tellement heureuse cette charmante dame, dans sa jolie jupe à carreaux. Elle sourit et on n’a pas l’impression qu’elle va perdre un os en marchant, ce qui est déjà tout un programme en soi.

Quoiqu’il en soit, je ne remettrai sûrement pas le couvert pour une deuxième jupe Hedda à carreaux.  Je ne pense pas que je pourrais assumer le côté rétro de la chose et une jupe midi, c’est déjà bien.

À bientôt !

P.S. : si vous aimez la mode vintage, je vous conseille vivement les vidéos de Marjorie Lenoan qui sont super intéressantes, bien documentées et drôles en plus.

 

3 réflexions sur “Jupe Hedda La Maison Victor

  1. Rhooo mais à bientôt 50 ans voilà que je me sens datée et vintage quand je vois cette jupe à carreaux assez similaire à une jupe que j’ai eu à 12-13 et que j’adorais !!!! La mienne était à carreaux noirs et rouge, du plus bel effet … 😀
    Plus sérieusement, elle est très sympa cette jupe !!! J’aime beaucoup le style !

  2. trés, trés sympa votre Hedda ! j’en ai porté une de ce style dans les années 70 (….!!!!) . pour les petits gabarits comme nous il est indispensable de les porter juste aux mollets (pas aux chevilles ..) et comme vous le faites avec des bottes cavalières avec ou sans talons (mieux avec !). en revanche ce qui tue le modèle pour les petites rondes (ok je ne suis pas la seule) c’est le pull ou le chemisier rentrés dans la jupe quand le bedon est un peu rebondi (bien sûr c’est rare !!). un sweat un tantinet looze et surtout pas trop long fait une plus jolie silhouette. …. ce n’est que mon avis ….
    merci pour vos news, je les lis toujours avec gourmandise 🙂

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